En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés. Mentions légales.
Vous êtes ici :   Accueil » Nouvelles
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...

Editorial

Bienvenu sur le site dédié à la protection des ressources marines.

Ce site  s'investit largement dans la protection du monde marin et sera géré par JC. BONIFACE pour la partie technique (Back-office).

Les informations que vous trouverez sur ce site pourront provenir de toutes les sources possibles, y compris des lecteurs qui ne manqueront pas de nous communiquer les rumeurs et bruits divers concernant la mer, leurs observations et leurs impressions sur le sujet qui nous préoccupe tous: l'effondrement des populations de poissons côtiers suite à la surpêche.

Les photos ou les vidéos seront acceptées si vous avez capté un événement digne d'apporter une information utile pour la défense de la mer, ou la dénonciation de pratiques condamnables.

Au fur et à mesure que nous disposerons de liens vers des sites "amis" ou qui fournissent de l'information pertinente, ils seront disposés dans le menu correspondant et diffusés par une newsletter périodique.

Bonne lecture à tous et merci de votre contribution à la cause que nous défendons tous: la mer et les populations de poissons que nous voudrions laisser à nos enfants. 

N'oubliez pas de vous inscrire au site et à la newsletter pour accéder aux informations importantes que nous diffuserons.

Nous vous en remercions

Le webmaster

Lire la suite Lire la suite

Bienvenu sur le site dédié à la protection des ressources marines.

Ce site  s'investit largement dans la protection du monde marin et sera géré par JC. BONIFACE pour la partie technique (Back-office).

Les informations que vous trouverez sur ce site pourront provenir de toutes les sources possibles, y compris des lecteurs qui ne manqueront pas de nous communiquer les rumeurs et bruits divers concernant la mer, leurs observations et leurs impressions sur le sujet qui nous préoccupe tous: l'effondrement des populations de poissons côtiers suite à la surpêche.

Les photos ou les vidéos seront acceptées si vous avez capté un événement digne d'apporter une information utile pour la défense de la mer, ou la dénonciation de pratiques condamnables.

Au fur et à mesure que nous disposerons de liens vers des sites "amis" ou qui fournissent de l'information pertinente, ils seront disposés dans le menu correspondant et diffusés par une newsletter périodique.

Bonne lecture à tous et merci de votre contribution à la cause que nous défendons tous: la mer et les populations de poissons que nous voudrions laisser à nos enfants. 

N'oubliez pas de vous inscrire au site et à la newsletter pour accéder aux informations importantes que nous diffuserons.

Nous vous en remercions

Le webmaster

Fermer Fermer

Nouvelles

les nouvelles autorisations de pêches en 2018 - le 14/12/2017 19:39 par webmaster

En 2018, certaines dérogations (voir le chalutage dans la zone des 3 milles) sont renouvelées. Nous les avons trouvées ICI.

Vous pourrez lire que: Le plateau de Rochebonne sera autorisé au chalutage par les "boeufs" (traction d'un chalut par deux bateaux) pour 30 paires de bateaux pendant deux mois d'hiver. Connaissant les échos des quelques apnéistes qui fréquentent cette zone très isolée au large, la situation moribonde des populations de bars, ne vas pas s'améliorer.

Il en est de même pour la réserve du Banc d'Arguin autorisée à la pêche dans l'espace en dehors de la zone de protection intégrale. (pêche professionnelle, pêche de loisir et chasse sous marine. Malheureusement le projet de décret ne fournit aucune carte qui aurait permis de vérifier l'intérêt de cette mesure.

Lire la suite Lire la suite

En 2018, certaines dérogations (voir le chalutage dans la zone des 3 milles) sont renouvelées. Nous les avons trouvées ICI.

Vous pourrez lire que: Le plateau de Rochebonne sera autorisé au chalutage par les "boeufs" (traction d'un chalut par deux bateaux) pour 30 paires de bateaux pendant deux mois d'hiver. Connaissant les échos des quelques apnéistes qui fréquentent cette zone très isolée au large, la situation moribonde des populations de bars, ne vas pas s'améliorer.

Il en est de même pour la réserve du Banc d'Arguin autorisée à la pêche dans l'espace en dehors de la zone de protection intégrale. (pêche professionnelle, pêche de loisir et chasse sous marine. Malheureusement le projet de décret ne fournit aucune carte qui aurait permis de vérifier l'intérêt de cette mesure.

Fermer Fermer


Vous trouverez ci-dessous la lettre adressée au Préfet de la nouvelle région Aquitaine, signataire de l'arrêté préfectoral autorisant la pêche au chalut dans la zone des 3 milles de la côte, entre le bassin d'Arcachon et la zone d'Hourtin.

Ce projet de décret qui renouvelle cette dérogation accordée depuis près de 40 ans doit être combattu avec vigueur car il viole les règles du code rural qui l'interdit et si cette règle existe c'est bien pour de bonnes raisons en particulier la protection des espèces côtières et le danger du chalutage dans une zone très fréquentée.

Monsieur le Préfet,

Par la présente, je vous fait part de mon opposition au projet de décret permettant la reconduction prévue le 12/12/2017 des dispositions "historiques" permettant dérogation à l'article D922 du code rural concernant l'interdiction de la pratique de la pêche à l'aide de filets remorqués dans la zone des 3 milles de la côte.

En effet, le projet d'arrêté concernant le de renouvellement de la dérogation pour trois ans à l'usage des filets remorqués dans la zone des trois milles nautiques doit être considéré comme inacceptable dans le contexte actuel car scandaleux, incohérent, mal documenté et mensonger.

Scandaleux car cette dérogation discrédite un article fondamental du code rural, article qui a le mérite d'exister et de prévoir une zone de protection pour les espèces marines côtières et révèle une fois encore la politique du "court terme" défendue par l'administration.

Mensonger car il repose sur l'absence d'évaluation des risques de la prolongation de telles pratiques sur la ressource. En effet, personne n'ignore l'effondrement des ressources halieutiques dans le golf de Gascogne notamment pour les espèces dites nobles telles que la sole ou le bar, notamment pour ce dernier dont les statistiques publiées confirment la chute des prélèvement de 40% en 10 ans dont 30 % pour les seules années de 2012 à 2016!

Mensonge par omission certes car personne n'ignore non plus l'importance de la seule bande de 3 milles dans la migration des espèces et qu'il faut considérer comme "couloir de migration" au même titre que ceux connus en ornithologie. Continuer à autoriser la pêche dans cette dernière zone de déplacement des espèces, avec des moyens aussi peu sélectifs que le chalut, les sennes et les filets dérivants est proprement inacceptable. Passer sous silence ce caractère essentiel dans les considérations qui ont conduit à un tel projet montre à l'évidence que celles-ci n'ont pas été conduites avec le sérieux et les moyens nécessaires à la prise de décision. Le projet, plus que "léger" est donc mal documenté, incomplet sur le fond et nous entendons nous y opposer par tous les moyens nécessaires.

Sur l'argument développé dans les considérations n°2 et 3 préalables à l'arrêté au sujet du calendrier des éventuelles décisions qui seront prises en 2021, il est parfaitement scandaleux de proposer de maintenir une dérogation à la loi au prétexte qu'elle risque d'être interdite dans trois ans. En d'autres terme: "messieurs les pêcheurs, continuez à braconner tant que l'on ne décide pas de vous l'interdire"!!! Bravo pour le subterfuge digne des meilleurs perles de la nébuleuse énarquienne.

On s'étonnera en comparant la justification de cet arrêté qui feint l'ignorance de l'impact de la pratique à outrance du chalutage côtier par rapport aux dispositions qui maintiennent l'interdiction de la pêche à la raie Brunette pour laquelle, le manque de données statistiques a conduit au maintien de l'interdiction de prélèvement "par principe de précaution" depuis plus de 10 ans. Étonnant que l'administration applique ce principe, mais à géométrie variable histoire de lui retirer tout son sens. La rigueur administrative aurait dû, comme pour la raie Brunette,  conduire au refus systématique de toute dérogation à la loi, alors que les données ne sont pas suffisantes pour en évaluer les dommages. Comme toujours, dans notre pays, on commence par laisser faire l'inacceptable, par ignorance dit-on, pour arriver un jour à tout interdire parce qu'il sera trop tard! c'est désespérant de constater qu'une autorité représentant le pouvoir de l'état ne sorte pas d'un modèle aussi démagogique. Ce n'est pas avec de telles décisions que l'on peut envisager avec sérénité l'inversion de la courbe de la ressource halieutique et le retour à des pratiques plus acceptables comme les métiers de l'hameçon, des calendriers de pêche plus conforme avec les cycles biologiques des espèces marines et l'interdiction des prélèvements dans les frayères.

Tout cela parce que, dans notre pays "ceux qui gueulent le plus fort" ont toujours raison, et effraient l'autorité de l'état. Faudra-t-il encore longtemps suivre les pêcheurs professionnels, lesquels par déni des réalité et par manque d'intelligence collective, se tirent dans le pied et ne manqueront pas de réclamer dans un futur proches, pour cause de disparition de la ressource, des aides européennes pour soutenir leur activité. Et le plus triste dans tout cela est QUE CES AIDES SERONT ACCORDÉES! Comme toujours.

En conséquence, je demande, au nom du collectif "sauvons la mer", de renoncer à la signature du projet d'arrêté autorisant dérogation à l'article D922 du code rural concernant l'interdiction de la pratique de la pêche à l'aide de filets remorqués dans la zone des 3 milles de la côte car cet arrêté est la négation même de tout ce qui doit être entrepris pour éviter la disparition de la ressource.

A défaut, si le projet venait à être signé malgré les arguments qui justifient son abandon, nous mettrons en œuvre tous les moyens à notre disposition, administratifs, juridiques, politiques et bien entendu en nous appuyant sur une campagne des médias qui ne manquera pas de secouer les administrations responsables et fautives.

Je vous prie d'agréer Monsieur le Préfet, l'assurance de ma haute considération.

Lire la suite Lire la suite

Vous trouverez ci-dessous la lettre adressée au Préfet de la nouvelle région Aquitaine, signataire de l'arrêté préfectoral autorisant la pêche au chalut dans la zone des 3 milles de la côte, entre le bassin d'Arcachon et la zone d'Hourtin.

Ce projet de décret qui renouvelle cette dérogation accordée depuis près de 40 ans doit être combattu avec vigueur car il viole les règles du code rural qui l'interdit et si cette règle existe c'est bien pour de bonnes raisons en particulier la protection des espèces côtières et le danger du chalutage dans une zone très fréquentée.

Monsieur le Préfet,

Par la présente, je vous fait part de mon opposition au projet de décret permettant la reconduction prévue le 12/12/2017 des dispositions "historiques" permettant dérogation à l'article D922 du code rural concernant l'interdiction de la pratique de la pêche à l'aide de filets remorqués dans la zone des 3 milles de la côte.

En effet, le projet d'arrêté concernant le de renouvellement de la dérogation pour trois ans à l'usage des filets remorqués dans la zone des trois milles nautiques doit être considéré comme inacceptable dans le contexte actuel car scandaleux, incohérent, mal documenté et mensonger.

Scandaleux car cette dérogation discrédite un article fondamental du code rural, article qui a le mérite d'exister et de prévoir une zone de protection pour les espèces marines côtières et révèle une fois encore la politique du "court terme" défendue par l'administration.

Mensonger car il repose sur l'absence d'évaluation des risques de la prolongation de telles pratiques sur la ressource. En effet, personne n'ignore l'effondrement des ressources halieutiques dans le golf de Gascogne notamment pour les espèces dites nobles telles que la sole ou le bar, notamment pour ce dernier dont les statistiques publiées confirment la chute des prélèvement de 40% en 10 ans dont 30 % pour les seules années de 2012 à 2016!

Mensonge par omission certes car personne n'ignore non plus l'importance de la seule bande de 3 milles dans la migration des espèces et qu'il faut considérer comme "couloir de migration" au même titre que ceux connus en ornithologie. Continuer à autoriser la pêche dans cette dernière zone de déplacement des espèces, avec des moyens aussi peu sélectifs que le chalut, les sennes et les filets dérivants est proprement inacceptable. Passer sous silence ce caractère essentiel dans les considérations qui ont conduit à un tel projet montre à l'évidence que celles-ci n'ont pas été conduites avec le sérieux et les moyens nécessaires à la prise de décision. Le projet, plus que "léger" est donc mal documenté, incomplet sur le fond et nous entendons nous y opposer par tous les moyens nécessaires.

Sur l'argument développé dans les considérations n°2 et 3 préalables à l'arrêté au sujet du calendrier des éventuelles décisions qui seront prises en 2021, il est parfaitement scandaleux de proposer de maintenir une dérogation à la loi au prétexte qu'elle risque d'être interdite dans trois ans. En d'autres terme: "messieurs les pêcheurs, continuez à braconner tant que l'on ne décide pas de vous l'interdire"!!! Bravo pour le subterfuge digne des meilleurs perles de la nébuleuse énarquienne.

On s'étonnera en comparant la justification de cet arrêté qui feint l'ignorance de l'impact de la pratique à outrance du chalutage côtier par rapport aux dispositions qui maintiennent l'interdiction de la pêche à la raie Brunette pour laquelle, le manque de données statistiques a conduit au maintien de l'interdiction de prélèvement "par principe de précaution" depuis plus de 10 ans. Étonnant que l'administration applique ce principe, mais à géométrie variable histoire de lui retirer tout son sens. La rigueur administrative aurait dû, comme pour la raie Brunette,  conduire au refus systématique de toute dérogation à la loi, alors que les données ne sont pas suffisantes pour en évaluer les dommages. Comme toujours, dans notre pays, on commence par laisser faire l'inacceptable, par ignorance dit-on, pour arriver un jour à tout interdire parce qu'il sera trop tard! c'est désespérant de constater qu'une autorité représentant le pouvoir de l'état ne sorte pas d'un modèle aussi démagogique. Ce n'est pas avec de telles décisions que l'on peut envisager avec sérénité l'inversion de la courbe de la ressource halieutique et le retour à des pratiques plus acceptables comme les métiers de l'hameçon, des calendriers de pêche plus conforme avec les cycles biologiques des espèces marines et l'interdiction des prélèvements dans les frayères.

Tout cela parce que, dans notre pays "ceux qui gueulent le plus fort" ont toujours raison, et effraient l'autorité de l'état. Faudra-t-il encore longtemps suivre les pêcheurs professionnels, lesquels par déni des réalité et par manque d'intelligence collective, se tirent dans le pied et ne manqueront pas de réclamer dans un futur proches, pour cause de disparition de la ressource, des aides européennes pour soutenir leur activité. Et le plus triste dans tout cela est QUE CES AIDES SERONT ACCORDÉES! Comme toujours.

En conséquence, je demande, au nom du collectif "sauvons la mer", de renoncer à la signature du projet d'arrêté autorisant dérogation à l'article D922 du code rural concernant l'interdiction de la pratique de la pêche à l'aide de filets remorqués dans la zone des 3 milles de la côte car cet arrêté est la négation même de tout ce qui doit être entrepris pour éviter la disparition de la ressource.

A défaut, si le projet venait à être signé malgré les arguments qui justifient son abandon, nous mettrons en œuvre tous les moyens à notre disposition, administratifs, juridiques, politiques et bien entendu en nous appuyant sur une campagne des médias qui ne manquera pas de secouer les administrations responsables et fautives.

Je vous prie d'agréer Monsieur le Préfet, l'assurance de ma haute considération.

Fermer Fermer


Impressions sur la campagne 2017 - le 11/12/2017 22:20 par webmaster

Quels poissons pour demain ??

La pêche récréative est encore plus sinistrée qu’en 2016, confirmant ce que l’on observe depuis plusieurs années : un effondrement dramatique des populations de bars. Les prises sont quasi nulles et les pêcheurs à la ligne, bredouilles 9 fois sur 10 ne sortent pratiquement plus même quand les conditions de mer sont agréables. Du jamais vu ! A la cale de mise à l’eau du Verdon, hier nous pouvions dénombrer 6 remorques à 8 h et seulement 2 à 13 heures alors que les années passées, ce nombre pouvait atteindre 25 ou 30. Les vieux pêcheurs affirment qu’ils n’ont jamais connu un tel désastre. Un magasin de vente de matériel de pêche au Verdon nous a confirmé le caractère catastrophique de l’année pour son activité de vente.

La limitation des prélèvements à moins de 5 poissons par jour et par pêcheur est loin d’être atteinte, voire même 1 bar par pêcheur et par jour !!! Les pêcheurs amateurs venant de Bretagne pour échapper à cette limite doivent faire une drôle de tête !

Ceci pour le bar, ce qui confirme toutes les craintes des organisations de défense du milieu marin ainsi que les statistiques des débarquements : L’effondrement de la ressource est impressionnante et personnellement je pense que l’on a touché le fond de la stupidité en autorisant la pêche professionnelle comme elle est pratiquée aujourd’hui : les quotas, les timides limitations de durées sont des mesurettes sans aucun effet compte tenu de l’impact de la pêche aux filets dont la sélectivité est nulle et désastreuse sur les populations de bars en migration ou installées dans leurs zones de prédilection comme les furent les 50 km2 au sud de Cordouan.

Mais il y a beaucoup plus grave !

Depuis 40 ans, je trempe mes palmes dans les eaux de la zone de Cordouan citée plus haut. Je confirme, et de nombreux chasseurs sous-marins comme moi peuvent appuyer mes affirmations, que le sud de l’estuaire de la Gironde est en train de devenir un DESERT MARIN ! La pêche intensive nocturne pratiquée par les fileyeurs, petits ou grandes unités, parfois dans des eaux peu profondes (moins de 10 m), parfois à moins de 1 milles des côtes, toutes les nuits (entre 5 et 10 unités tendent leurs filets entre Montalivet et Soulac, parfaitement visibles)même si elle vise essentiellement le BAR, impacte largement les autres poissons et a entraîné la disparition de toutes les espèces de roche ou de pleine eau qui fréquentent ces eaux !

Nous, pêcheurs sous-marins sommes les seuls observer les ravages de la pêche aux filets dérivants sur les espèces côtières secondaires telles que :

  • Le mulet : 2 espèces dont le mulet doré, migrateur, ont totalement disparues : il nous arrive de ne pas voir un seul mulet en 5 heures passées dans l’eau alors que ces espèces étaient les plus abondantes !
  • Le sar : deux espèces : le sar commun et le sar a deux bandes, a connu la même fin : les roches très largement occupées par ces espèces sont devenues totalement désertes ! La semaine dernière, avec un ami, nous avons trouvé un petit spot à environ ½ mile de la côte, habité par une colonie de sars. Hier, toute la population avait disparue, ce qu’il est impossible d’expliquer autrement que par un coup de filet envoyé dans la semaine. Ce n’est pas la première fois que j’observe personnellement ce phénomène au cours de ces dernières années.
  • Les tacauds, vielles et autres poissons de moindre qualité (ombrine dorée) subissent le même sort. Absentes des roches qu’elles avaient l’habitude de fréquenter.
  • La sole : personnellement je n’ai plus vu une sole depuis plus de 3 ans !!!!

La faiblesse des tonnages de bars prélevés n’est que « l’arbre qui cache la forêt » : les dégâts causés par les filets, véritables armes de destruction massives, sont énormes sur toutes les espèces de poissons côtiers qui eux ne font pas l’objet de statistiques. Leur impact est beaucoup plus grave mais personne n’en parle

IL DEVIENT DONC URGENT :

  • D’INTERDIRE LA PËCHE AUX FILETS, sous toutes ses formes (dérivants, tramail, calés etc…) dans les eaux territoriales dans les plus brefs délais comme l’ont fait les Etats unis et très récemment l’Irlande.
  • D’ANNULER TOUTES LES DEROGATIONS à la réglementation actuelle notamment sur les distances de pêche de la côte, pêche dans les frayères et autres pratiques qui choquent le grand publique et mettent en danger les espèces,
  • SANCTIONNER SEVEREMENT LES ABUScomme  ceux du …………………. (Immatriculé AC) lequel débarque du maigre maillé à 20 cm en toute illégalité à Port Médoc tous les matins à 9 h sans aucun contrôle (puisque le bureau des affaires maritimes du Verdon a été fermé) et le vend sur place échappant ainsi à toute statistique et à tout contrôle!!! Ce pêcheur se garde bien de débarquer sa pêche à Royan (moins de 8 km) où il ne vendrait qu’une faible partie de sa cargaison. Ou encore la vente sous le manteau de bars sous-maillés ou baptisés « bars d’élevage ».
  • INTERDIRELA PECHE DANS LES FRAYERES comme celle du maigre dans l’estuaire de la Gironde où, en juillet 2017, 40 tonnes ont été remontées par un ligneur d’Arcachon, ou celle du Bar entre janvier et mars.

Et de nombreuses autres propositions déjà formulées par ailleurs et qui vont dans le sens d’une meilleure gestion de ce qu’il reste des maigres ressources actuelles.

Et je rajouterai que ce n’est pas en contrôlant les gilets sur les embarcations de plaisance que l’on fera avancer le schmilblick et encore moins en réduisant les prises des amateurs à un poisson par jour! Le problème est ailleurs.

Voilà la situation vécue en 2017 avant la fin de la saison d’été.

Tous les pêcheurs amateurs ont le « moral dans les chaussettes » et beaucoup, dont moi-même, rangeront pour toujours notre matériel avec le goût amer dans la bouche et la haine contre une profession imbécile qui ne veut pas comprendre que, par sa faute, dans moins de 10 ans, toutes les pêches dont la pêche au filet dans les eaux côtières, ne seront même plus viables. Que laisseront-ils aux générations futurs ? Un désert marin et nos yeux pour pleurer.

Que demanderont ils quand le point de non-retour sera atteint ? Des subventions bien entendu, que l’Europe comme nos gouvernements accorderont sans limite comme ils ont déjà largement fait pour encourager la construction des grosses unités responsables aujourd’hui de l’effondrement de la ressource.

Dans cette affaire, sous prétextes divers, la lâcheté des décideurs de la politique de la pêche est sans limite.

Le webmaster

Lire la suite Lire la suite

Quels poissons pour demain ??

La pêche récréative est encore plus sinistrée qu’en 2016, confirmant ce que l’on observe depuis plusieurs années : un effondrement dramatique des populations de bars. Les prises sont quasi nulles et les pêcheurs à la ligne, bredouilles 9 fois sur 10 ne sortent pratiquement plus même quand les conditions de mer sont agréables. Du jamais vu ! A la cale de mise à l’eau du Verdon, hier nous pouvions dénombrer 6 remorques à 8 h et seulement 2 à 13 heures alors que les années passées, ce nombre pouvait atteindre 25 ou 30. Les vieux pêcheurs affirment qu’ils n’ont jamais connu un tel désastre. Un magasin de vente de matériel de pêche au Verdon nous a confirmé le caractère catastrophique de l’année pour son activité de vente.

La limitation des prélèvements à moins de 5 poissons par jour et par pêcheur est loin d’être atteinte, voire même 1 bar par pêcheur et par jour !!! Les pêcheurs amateurs venant de Bretagne pour échapper à cette limite doivent faire une drôle de tête !

Ceci pour le bar, ce qui confirme toutes les craintes des organisations de défense du milieu marin ainsi que les statistiques des débarquements : L’effondrement de la ressource est impressionnante et personnellement je pense que l’on a touché le fond de la stupidité en autorisant la pêche professionnelle comme elle est pratiquée aujourd’hui : les quotas, les timides limitations de durées sont des mesurettes sans aucun effet compte tenu de l’impact de la pêche aux filets dont la sélectivité est nulle et désastreuse sur les populations de bars en migration ou installées dans leurs zones de prédilection comme les furent les 50 km2 au sud de Cordouan.

Mais il y a beaucoup plus grave !

Depuis 40 ans, je trempe mes palmes dans les eaux de la zone de Cordouan citée plus haut. Je confirme, et de nombreux chasseurs sous-marins comme moi peuvent appuyer mes affirmations, que le sud de l’estuaire de la Gironde est en train de devenir un DESERT MARIN ! La pêche intensive nocturne pratiquée par les fileyeurs, petits ou grandes unités, parfois dans des eaux peu profondes (moins de 10 m), parfois à moins de 1 milles des côtes, toutes les nuits (entre 5 et 10 unités tendent leurs filets entre Montalivet et Soulac, parfaitement visibles)même si elle vise essentiellement le BAR, impacte largement les autres poissons et a entraîné la disparition de toutes les espèces de roche ou de pleine eau qui fréquentent ces eaux !

Nous, pêcheurs sous-marins sommes les seuls observer les ravages de la pêche aux filets dérivants sur les espèces côtières secondaires telles que :

  • Le mulet : 2 espèces dont le mulet doré, migrateur, ont totalement disparues : il nous arrive de ne pas voir un seul mulet en 5 heures passées dans l’eau alors que ces espèces étaient les plus abondantes !
  • Le sar : deux espèces : le sar commun et le sar a deux bandes, a connu la même fin : les roches très largement occupées par ces espèces sont devenues totalement désertes ! La semaine dernière, avec un ami, nous avons trouvé un petit spot à environ ½ mile de la côte, habité par une colonie de sars. Hier, toute la population avait disparue, ce qu’il est impossible d’expliquer autrement que par un coup de filet envoyé dans la semaine. Ce n’est pas la première fois que j’observe personnellement ce phénomène au cours de ces dernières années.
  • Les tacauds, vielles et autres poissons de moindre qualité (ombrine dorée) subissent le même sort. Absentes des roches qu’elles avaient l’habitude de fréquenter.
  • La sole : personnellement je n’ai plus vu une sole depuis plus de 3 ans !!!!

La faiblesse des tonnages de bars prélevés n’est que « l’arbre qui cache la forêt » : les dégâts causés par les filets, véritables armes de destruction massives, sont énormes sur toutes les espèces de poissons côtiers qui eux ne font pas l’objet de statistiques. Leur impact est beaucoup plus grave mais personne n’en parle

IL DEVIENT DONC URGENT :

  • D’INTERDIRE LA PËCHE AUX FILETS, sous toutes ses formes (dérivants, tramail, calés etc…) dans les eaux territoriales dans les plus brefs délais comme l’ont fait les Etats unis et très récemment l’Irlande.
  • D’ANNULER TOUTES LES DEROGATIONS à la réglementation actuelle notamment sur les distances de pêche de la côte, pêche dans les frayères et autres pratiques qui choquent le grand publique et mettent en danger les espèces,
  • SANCTIONNER SEVEREMENT LES ABUScomme  ceux du …………………. (Immatriculé AC) lequel débarque du maigre maillé à 20 cm en toute illégalité à Port Médoc tous les matins à 9 h sans aucun contrôle (puisque le bureau des affaires maritimes du Verdon a été fermé) et le vend sur place échappant ainsi à toute statistique et à tout contrôle!!! Ce pêcheur se garde bien de débarquer sa pêche à Royan (moins de 8 km) où il ne vendrait qu’une faible partie de sa cargaison. Ou encore la vente sous le manteau de bars sous-maillés ou baptisés « bars d’élevage ».
  • INTERDIRELA PECHE DANS LES FRAYERES comme celle du maigre dans l’estuaire de la Gironde où, en juillet 2017, 40 tonnes ont été remontées par un ligneur d’Arcachon, ou celle du Bar entre janvier et mars.

Et de nombreuses autres propositions déjà formulées par ailleurs et qui vont dans le sens d’une meilleure gestion de ce qu’il reste des maigres ressources actuelles.

Et je rajouterai que ce n’est pas en contrôlant les gilets sur les embarcations de plaisance que l’on fera avancer le schmilblick et encore moins en réduisant les prises des amateurs à un poisson par jour! Le problème est ailleurs.

Voilà la situation vécue en 2017 avant la fin de la saison d’été.

Tous les pêcheurs amateurs ont le « moral dans les chaussettes » et beaucoup, dont moi-même, rangeront pour toujours notre matériel avec le goût amer dans la bouche et la haine contre une profession imbécile qui ne veut pas comprendre que, par sa faute, dans moins de 10 ans, toutes les pêches dont la pêche au filet dans les eaux côtières, ne seront même plus viables. Que laisseront-ils aux générations futurs ? Un désert marin et nos yeux pour pleurer.

Que demanderont ils quand le point de non-retour sera atteint ? Des subventions bien entendu, que l’Europe comme nos gouvernements accorderont sans limite comme ils ont déjà largement fait pour encourager la construction des grosses unités responsables aujourd’hui de l’effondrement de la ressource.

Dans cette affaire, sous prétextes divers, la lâcheté des décideurs de la politique de la pêche est sans limite.

Le webmaster

Fermer Fermer


Inscription


Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
<O>

Lettre d'information

Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Recopier le code :
1 Abonné

Mentions légales

Ce site sauvonslamer.com a été crée pour défendre les idées d'une pêche durable et d'une législation adaptée qui prend en compte l'état de la ressource et dont le rôle est de la défendre contre tous les abus.  La publication des articles, et nouvelles ainsi que la création et  la maintenance du site sont assurées par .

Jean Claude BONIFACE, 25 Chemin de la croix de Cujac, 33480 CASTELNAU DE MEDOC

Tel: (33) 5 56 58 11 51      mobile: (33)6 88 59 17 37

Aucune donnée personnelle n'est collectée par ce site

Lire la suite Lire la suite

Ce site sauvonslamer.com a été crée pour défendre les idées d'une pêche durable et d'une législation adaptée qui prend en compte l'état de la ressource et dont le rôle est de la défendre contre tous les abus.  La publication des articles, et nouvelles ainsi que la création et  la maintenance du site sont assurées par .

Jean Claude BONIFACE, 25 Chemin de la croix de Cujac, 33480 CASTELNAU DE MEDOC

Tel: (33) 5 56 58 11 51      mobile: (33)6 88 59 17 37

Aucune donnée personnelle n'est collectée par ce site

Fermer Fermer